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Compte rendu de la rencontre avec William Saxby

Le jeudi 03 juin 2010

avec les étudiants de BTS VO 1er année

 

Avenant et souriant, aussi blond que son champagne, William est venu à notre rencontre pour nous parler de son parcours de formation après le BTS Viticulture-Œnologie, BEPA, BAC PRO Vigne et vin au lycée viticole de la Champagne à Avize.

 Il a eu l’opportunité de faire la Licence pro de l’Université du Vin de Suze la Rousse. Son accès réputé difficile vaut le coup d’être tenté car cette formation est composée de 6 mois de cours et 3 mois de stage permet de parfaire ses connaissances en économie et marketing. Elle est très intéressante car elle permet de rencontrer de nombreux professionnels qui interviennent durant les 6 mois sur les différents modules.

Cette année-là 65 candidats s'était présenté pour la formation et 22 ont été retenus sur dossier : pour compléter le dossier ils devaient présenter une lettre de motivation et faire un entretien de ¼ d’heure à ½ heure.

Tout au long de leur formation les étudiants ont été considérés comme des professionnels.

Dans la promotion, deux personnes dont William, étaient issus du LEGTA d’Avignon. La moitié des élèves étaient issus de BTS Viticulture-Œnologie, le reste de la promotion était issu d’études avec une dominante économique et/ou du marketing.

Le stagiaire choisira sa mission de stage et il doit réaliser à l’issu de celui-ci un mémoire d’une cinquantaine de pages.

William a effectué son stage dans un bar à Champagne situé à Epernay.

Les échanges entrent les étudiants sont très enrichissants.

L’Université du Vin de Suze la Rousse propose d’autres formations : sommelier, Droit de la vigne et du vin, Stages de dégustation.

Beaucoup de travaux de groupes sont demandés, des équipes d’entraide se forment car il y a beaucoup de dossiers à rendre et de travaux personnels.

Les dégustations sont exceptionnelles car elles portent sur 20 à 50 vins dégustés en une journée, retraçant la quasi totalité des appellations d’origines contrôlées de France. De bons et mauvais vins sont mis en avant afin de permettre d’identifier et de comparer les différentes qualités de vins et de mettre en évidence les différents millésimes pour prouver l’importance de la qualité de la matière d’un vin qui est le raisin.

Cette formation est reconnue à l’étranger, au Japon

 Dans l’immédiat, le projet de William ne consiste pas à reprendre la maison familiale, mais se tourne vers un projet de Bar à Champagne.

D’autres camarade de promotion comme Yvon travaille pour une chaîne de cavistes à Paris «Vin de Bacchus ».

 Ensuite, il nous a parlé de son stage en Nouvelle-Zélande où William est resté trois mois soit du 1er mars à début juin 2010. Il en arrive tout juste. Il était à Cloudy Bay dans la région de Marlborough sur l’île du Sud. Ils élèvent un Sauvignon blanc (cépage roi de la région) qui est très aromatique comparé à un Sauvignon que l’on peu trouver en France.

(http://www.cloudybay.co.nz)

(http://www.wineandco.com/cloudy-bay-877-m-fr-eur-fr.html)

 Il a donc participé aux vendanges dans l’hémisphère sud. Il était au poste de réception de la vendange et au pressoir de part son expérience : 10 vinifications derrière lui.

Le travail s’effectue avec deux équipes, une de jour une autre de nuit.

Il avait à encadrer deux personnes.

Cela lui a permis de pratiquer la langue anglaise de manière intensive.

La question est posée pour savoir si les néo-zélandais travaillent de manière différente, en effet les normes d’hygiène sont draconiennes et les opérations s’effectuent d’après une fiche de travail qui répertorie toutes les tâches. Tout est fait de manière très rigoureuse par soucis de traçabilité.

C’est assez facile de trouver un travail pour quelques mois en effectuant une candidature spontanée en repérant les domaines un peu partout dans le monde. Avec Internet de nos jours il est très facile de trouver du travail, de plus à partir du moment où l’on fait parti d’un réseau et que l’on commence à travailler à l’étranger, les wineries s’ouvrent beaucoup plus facilement à ce type de recrutement.

La rémunération était de 17 dollars Néo-Zélandais de l’heure (en équipe de jour comme de nuit), soit un Smic français. Les taxes et les retenues sont ensuite reversées. Le salaire est versé par semaine ou par quinzaine c’est selon l’organisme qui vous embauche.

Les démarches administratives sont très simplifiées là-bas.

Le site web de l’ambassade de  Nouvelle-Zélande (http://www.nzembassy.com/) propose un dossier électronique qui permet de faire la demande en ligne d’un Visa Vacances – travail d’un an qui est délivré contre une promesse d’embauche écrite. Cependant il y a un quota de visas distribués sur cette période, mais lors des vendanges l’ambassade de Nouvelle Zélande reconnaît que l’économie viticole à besoin de main-d’œuvre, surtout d’Européens.

Cela se passe de la même manière pour le Canada.

C’est forcément un plus dans son CV tout comme les stages qu’il a pu réaliser précédemment sur Chateauneuf-Du-Pape, en Suisse à la plus grande cave coopérative de Suisse «La cave de Genève» et au domaine de la «Genestière» à Tavel et quelques autres en Champagne.

Le Ministère de l’agriculture propose d’ailleurs des bourses de stage à l’étranger (500 euros contre un Compte rendu d’expérience et un Journal de bord).

En ce moment il travaille comme commercial pour la maison familiale « Champagnes Moutardier ». Les atouts de William sont sa connaissance des vins, sa culture du vin, son savoir faire dans la fabrication du vin, enfin «c’est un tout» comme il le souligne.

Il apprécie de partir sur les routes. Il prépare son itinéraire sur Google map, il dresse la liste des cavistes dans l’ordre suivant l’itinéraire qu’il doit prendre en s’aidant bien sûr d’un bon GPS. Il s’occupe du grand Sud : Valence, Nîmes, Le Var, Monte Carlo, Aix-en-Provence…

Il apprécie la relation avec les cavistes, les particuliers et les  restaurateurs.

S’en suit un échange sur le prix de la bouteille de Champagne, les cavistes qui essaient toujours de tirer les prix vers le bas.

Un site web comme Vitijob est intéressant pour avoir des offres d’emploi.

Le dernier conseil pour la route : «N’hésitez pas à être dynamique en cours, poser des questions, sans oublier que l’économie d’entreprise est toujours utile tôt ou tard ! Ça passe très vite les études !!!!!»

 

Marie-Laure PARA pour le groupe, A Avignon